« Là où la politique voit un ennemi, la foi voit un voisin »
Rome, 5 mars 2026 – À l’occasion de la Journée internationale des femmes 2026, l’Union Mondiale des Organisations Féminines Catholiques (UMOFC), en collaboration avec le Dicastère pour le Dialogue interreligieux, a organisé la rencontre œcuménique et interreligieuse virtuelle « Des femmes de foi : porteuses de paix et espérance », à laquelle ont participé plus de 250 personnes ainsi que six femmes leaders, représentantes des principales traditions religieuses.
Les intervenantes ont partagé leurs réflexions sur le rôle des femmes dans la promotion de la paix, du dialogue et de la coopération interreligieuse dans des contextes marqués par des défis sociaux : Mme Dunya Elemenler, perspective islamique ; Dr Samya Charika Marasinghe, perspective bouddhiste ; Svamini Shuddhananda Ghiri, perspective hindoue ; la Rabbin Allyson Zacharoff, perspective juive ; Dr Stephanie Wong, perspective catholique ; et Mme Carla Khijoyan, perspective œcuménique.
La rencontre a été inaugurée par le Cardinal George Jacob Koovakad, Préfet du Dicastère pour le Dialogue interreligieux, et par Mónica Santamarina, Présidente générale de l’UMOFC.
Le Cardinal George Jacob Koovakad a souligné que « le désarmement commence dans le cœur humain. Les femmes de foi le comprennent intuitivement : la paix ne se maintient pas seulement par des traités, mais par le travail quotidien de guérir les mémoires, de restaurer la dignité et de résister à la logique de la peur. Dans un monde où nous nous trouvons souvent à la croisée des chemins entre conflit et réconciliation, nous sommes invités à choisir le chemin de la rencontre, de la compassion et de la vérité. La paix n’est pas passive ; c’est un engagement actif, courageux et parfois coûteux, qui exige dialogue, solidarité et protection de la dignité humaine ».
La Présidente générale de l’UMOFC, Mónica Santamarina, a souligné que, comme femmes de foi et protagonistes dans le monde, « la paix n’est pas un mot ni un désir vague. C’est une mission concrète, un acte d’amour que nous devons accomplir chaque jour et dans tous les domaines. Nous sommes appelées à construire des ponts, à éduquer à la paix, à promouvoir le dialogue interreligieux et œcuménique, à prendre soin de la création, à défendre la vie et la dignité de chaque personne et à protéger particulièrement les plus vulnérables. Notre service, souvent silencieux mais persévérant et courageux, est déjà une manière concrète de construire cette paix désarmée et désarmante dont parle le Pape Léon ».

Parmi les intervenantes, Mme Carla Khijoyan a exprimé son espérance en « un monde où des femmes premières ministres et des femmes de foi contribueront à façonner le destin de nos sociétés ; un monde où le leadership se mesurera non seulement au pouvoir, mais à la sagesse ; non seulement à la force, mais à la compassion ; et non seulement à la stratégie, mais à la conscience ».
Pour sa part, la Rabbin Allyson Zacharoff a souligné : « Tous les êtres humains sont à l’image de Dieu ; nous sommes invités à dépasser nos propres limites pour aller à la rencontre des autres, en dépassant stéréotypes et préjugés. La foi et le dialogue peuvent être des ponts entre les personnes. »
Depuis 2019, l’UMOFC célèbre la Journée internationale des femmes de manière œcuménique et interreligieuse à travers un dialogue avec des femmes leaders de différentes traditions religieuses. Depuis 2020, cette initiative est réalisée en collaboration avec le Dicastère pour le Dialogue interreligieux, renforçant ce chemin de dialogue et de réflexion. Chaque année, la rencontre aborde une approche différente. L’objectif a été d’offrir une perspective interreligieuse à partir des expériences de femmes leaders issues de communautés musulmanes, hindoues, bouddhistes, juives, œcuméniques et catholiques.
En général, dans les situations de conflit, ce sont les femmes et les enfants qui souffrent le plus intensément des conséquences de la violence. Comment peut-on travailler et préparer un chemin vers la paix dans notre monde ? Être porteuses d’espérance est l’un des premiers pas, à travers de petites mais concrètes actions en tant que femmes. Dans ce processus, la coresponsabilité et le leadership de chaque femme, à partir de sa propre réalité, culture, foi et mission, peuvent contribuer aux relations d’espérance et de paix dont le monde a aujourd’hui besoin.
Bureau de communication de l’UMOFC
Traduit avec IA




