Les 21 et 22 mai, dans la Nouvelle Salle du Synode au Vatican, l’Union Mondiale des Organisations Féminines Catholiques (UMOFC) a participé, comme elle le fait depuis plusieurs années, à la rencontre annuelle avec les modérateurs des associations internationales de fidèles, des mouvements ecclésiaux et des communautés nouvelles, afin de réfléchir au thème « Servir, accompagner, guider. Fondements et pratiques du gouvernement dans les associations ». Pour cette rencontre, presque la totalité des Associations Internationales de Fidèles (publiques et privées) reconnues par le Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie se sont réunies à Rome.
Cette rencontre, de nature théologico-pastorale et canonique, était consacrée au thème du « gouvernement dans les associations ». Le Dicastère, représenté par son Préfet, la Sous-secrétaire pour les Laïcs et d’autres responsables, a offert des orientations spécifiques aux associations et mouvements ecclésiaux, et en particulier à ceux qui exercent des responsabilités de gouvernement, afin que ce service soit vécu conformément à l’Évangile et toujours orienté vers le bien authentique des associations et de leurs membres.
L’UMOFC était représentée par sa Présidente Générale, Mónica Santamarina, et sa Secrétaire Générale, Lavinia Rocchi Carrera, qui ont eu l’occasion d’approfondir les défis et les opportunités liés à l’exercice de l’autorité dans les associations internationales de fidèles, ainsi que d’échanger des expériences et des bonnes pratiques avec les représentants des autres organisations présentes.


Au cours des différentes sessions, plusieurs aspects du gouvernement des associations de fidèles ont été abordés, notamment la nature spécifique et les finalités de l’autorité d’un modérateur ; les instruments nécessaires à un exercice collégial du gouvernement et l’équilibre entre la coresponsabilité et la collégialité, d’une part, et la responsabilité personnelle, d’autre part ; ainsi que les relations de communion entre l’organe de gouvernement de l’association et l’autorité ecclésiastique.
Une réflexion a également été menée sur le rôle du gouvernement dans la sauvegarde fidèle du charisme et la réalisation des objectifs apostoliques propres, l’importance de l’autorité morale et de la transparence chez ceux qui exercent des responsabilités de gouvernement, le respect et la protection des droits des fidèles, la distinction entre le domaine du gouvernement et celui de la conscience, ainsi que la formation des membres.
La première journée a été marquée par les paroles du Saint-Père Léon XIV, qui a adressé un message aux participants et a salué personnellement chacun d’entre eux. La journée a également comporté une intervention du Préfet, le cardinal Kevin Farrell, ainsi que deux conférences introductives sur les « Aspects théologiques du gouvernement dans l’Église » (Prof.ª Gill Goulding) et les « Principes du gouvernement dans les associations de fidèles » (R.P. Paolo Gherri), dans une perspective canonique.
Le programme a également inclus une présentation à plusieurs voix du Dicastère sur certains « défis » liés à la responsabilité de gouvernement, afin de sensibiliser et de fournir des outils appropriés pour y faire face. Ensuite, un travail en groupes a été réalisé sur les aspects du gouvernement nécessitant une attention particulière, avec des propositions d’amélioration. Ce travail a été effectué selon la méthodologie du discernement synodal. La journée s’est conclue par la prière communautaire du Rosaire dans les Jardins du Vatican.
La deuxième journée a été consacrée au travail en groupes et au débat en assemblée plénière, selon la méthode synodale de la conversation dans l’Esprit. Deux témoignages, sur la « relation entre modérateurs et évêques » (S.E. José Ángel Saiz Meneses) et sur la « conciliation comme style de gouvernement » (Dr Giovanni Borgna), ont offert des éléments de réflexion pour recueillir les propositions issues des groupes de travail. Après un temps d’interventions libres, la rencontre a été clôturée par le Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie.






Dans son discours, le pape Léon XIV a rappelé l’importance de la communion dans le gouvernement d’une communauté ecclésiale :
« Ceux qui gouvernent sont appelés à faire preuve d’une sensibilité particulière pour la sauvegarde, la croissance et la consolidation de la communion. Cela vaut tant pour la vie interne de l’association ou du mouvement que pour la communion avec les autres réalités ecclésiales et avec l’Église dans son ensemble. Quiconque exerce une mission de gouvernement dans l’Église doit apprendre à écouter et à accueillir des opinions différentes, des orientations culturelles et spirituelles différentes, des tempéraments personnels différents, en cherchant toujours à préserver, surtout dans les décisions qui s’imposent et qui sont souvent difficiles à prendre, le bien supérieur de la communion. »
Bureau de Communication de l’UMOFC




