Notre Histoire

LES ANNÉES FONDATRICES : 1910 -1914

C’est en 1910 que la Vicomtesse de Vélard, Présidente de la Ligue Patriotique des Françaises (devenue plus tard l‟Action Catholique Générale Féminine, ACGF) proposa de réunir les ligues catholiques de femmes du monde entier.

Cette première rencontre, baptisée Comité d‟initiative, eut lieu à Bruxelles (Belgique) et regroupait les ligues d‟Allemagne, d‟Angleterre, d‟Autriche, de Belgique, du Brésil, d‟Espagne, de France, de Lorraine, du Portugal, de Suisse et d‟Uruguay, ainsi que l‟Association Internationale Catholique de la Protection de la Jeune Fille (devenue depuis Association Catholique Internationale des Services de Jeunesse Féminine, ACISJF).

Dans son allocution, Madame de Vélard précise les buts de cette rencontre qui donnera le jour à l‟Union Internationale des Ligues Féminines Catholiques, UILFC devenue en 1952 l‟UMOFC.

«...Nous sommes réunies parce que nous voulons élargir notre horizon… examiner les obstacles et la manière de les surmonter et nous mieux armer pour l‟Action Sociale Catholique. Filles humblement soumises de l‟Église Une… nous avons senti que nous devions travailler à réaliser l‟union de toutes les femmes catholiques du monde entier......

...Ne rêvons pas ! Nous n‟en avons pas le loisir ; d‟ailleurs le rêve est funeste : il use notre énergie contre des difficultés qui ne se présenteront peut-être jamais… Préparons l‟avenir : pour cela combinons une action sérieuse, fortement organisée....»

Une autre déléguée précise :

« Que les femmes catholiques comprennent donc que les temps nouveaux imposent des devoirs nouveaux...

Le temps est venu où nous ne pouvons plus nous contenter de ces petites associations étroites et fermées, dans lesquelles on cultive, dans une timidité discrète, la piété et la charité ; le temps est venu d’avoir une conception plus large ; le temps est venu d’avoir une formation plus complète ; le temps est venu de grouper toutes les oeuvres, toutes les bonnes volontés en fédérations puissantes, capables d’être dans le monde, une force agissante au service du renouveau social chrétien. »

Au cours de cette rencontre encouragée par les archevêques de Malines et de Paris, des décisions sont prises :

Cette Fédération-Internationale des Ligues Catholiques Féminines (titre des documents de cette époque) vote à l’unanimité des statuts qui commencent ainsi :

Art.1 : Il est formé un Conseil-International entre les Ligues Catholiques Féminines, indépendantes de tout parti politique, qui ont pour but de travailler au maintien de la Foi, à la défense des libertés religieuses et à l‟organisation de l‟action sociale catholique, dans un esprit de soumission pleine et constante aux directions du Souverain Pontife.

Art. 2 : Le Conseil prend le nom de « Conseil-International des Ligues Catholiques Féminines ». Il se réunira tous les ans et un bureau central de communication sera installé à Paris pendant cinq ans.

1911

Deuxième Conseil International à Madrid (Espagne): Danger de la Franc-maçonnerie, Travail et salaires féminins, Moralité. Six nouvelles ligues demandent à faire partie de ce Conseil International. Elles viennent des pays suivants: Argentine, Canada, Etats-Unis d‟Amérique, Hongrie, Luxembourg, Pologne.

1912

Troisième Conseil International à Vienne (Autriche): Moralité, Education religieuse, Travail des femmes. Pour que les Statuts puissent être approuvés par le Saint Siège, la ligue d‟Angleterre étudiera certaines modifications, qui seront votées au Conseil suivant. Ce gros travail est entrepris sous la responsabilité de Miss Fletcher, Présidente de la ligue d‟Angleterre.

1913

Quatrième Conseil International à Londres. Les Statuts sont modifiés et approuvés par Pie X. La “Fédération” prend le nom d‟Union Internationale des Ligues Féminines Catholiques (UILFC), souvent appelée tout simplement l‟Union et qui aura désormais un Cardinal Protecteur. Vingt-sept ligues de 17 pays en sont déjà adhérentes. La Comtesse Wodzicka (Pologne) est nommée Présidente par le Saint Siège.

LA PREMIERE GUERRE MONDIALE

1914-1918

Avec la guerre de 1914-1918, l‟Union cesse de fonctionner et ne reprendra qu‟en 1921. Néammoins la Présidente arrive à garder des liens avec le Vatican ainsi qu‟avec plusieurs ligues nationales.

LA REPRISE ET L’ESSOR: 1921 - 1951

1921

Une réunion du Bureau a lieu à Cracovie (Pologne) pour la remise en route de l‟Union.

Préparation du cinquième Conseil International prévu à Rome l‟année suivante.

1922

Cinquième Conseil International à Rome : « Préservation et propagation de la Foi »; campagne féminine pour la moralité ; trafic des femmes ; préparation aux devoirs civiques de la femme. Madame Steenberghe-Engeringh (Pays-Bas) est élue Présidente (nommée par le Pape) et le restera pendant 30 ans. Sous son impulsion l‟UILFC prit un essor considérable, prête à devenir l‟UMOFC en 1952. Avec 19 nouvelles associations, l‟Union compte 40 ligues dans 20 pays.

1925

Sixième Conseil International à Rome : « Les dangers qui menacent la famille et par elle la société entière ». Madame Steenberghe-Engeringh est renommée Présidente.

1926

Réunion Constituante de la « Section des Jeunes » de l‟Union en mai au Luxembourg.

Elle fait partie intégrante de la structure de l‟Union et a son secrétariat établi à Gand (Belgique). Un aumônier conseiller est nommé par le Saint-Siège ainsi que la Présidente Christine de Hemptine (belge). (La FMJC masculine remonte en fait à 1921). Dans les «Cahiers de l‟Union », on peut lire cette année là:

« Une des tâches les plus grandes et les plus importantes dont nous avons à nous occuper maintenant, est le travail sur le terrain social. Le problème féminin fait de par soi-même partie du problème social, et d‟un autre côté, le problème social est si étroitement lié au problème féminin qu‟ils se complètent réciproquement et ne sauraient être séparément traités. »

1927

La Présidente de l‟UILFC Madame Steenberghe-Engeringh prend une part active dans la fondation de la Conférence des Organisations Internationales Catholiques, (COIC).

Une première rencontre des présidents a lieu à Fribourg (Suisse). Leur motivation principale est de représenter les Catholiques auprès de la Société des Nations (SDN) qui siège à Genève.

1928

Septième Conseil International et première semaine d‟étude à La Haye (Pays-Bas) pour préparer le Conseil International de 1930.

Une lettre de S.S. Pie XI à la Présidente insiste sur l‟importance de rester entre ligues catholiques, et de ne travailler qu‟exceptionnellement avec des organisations neutres ou protestantes. A partir de cette date, on voit alterner les journées d‟études et les réunions du Conseil International. Les premières se situent dans des lieux différents tandis que les seconds se tiendront toujours à Rome jusqu‟en 1967. Une seule exception : en 1951, le 12ème Congrès International aura lieu à Fribourg (Suisse).

Dans les publications de l‟époque, les réunions du Conseil International sont souvent appelées « Congrès international ». Comme l‟explique un document daté « Utrecht, mai 1936 », « la réunion du Conseil prend plutôt le caractère d‟un congrès ». Ces rencontres regroupent un nombre important de déléguées allant de 150 à 250 et même au delà de 500 quand la section « Jeunes » se joint à l‟UILFC.

La SDN accorde à l‟Union une représentation aux comités sur la Traite des femmes et sur la Protection de l‟enfance ; deux assesseurs sont nommées.

1930

Huitième Conseil International à Rome : «Le relèvement de la moralité de la famille». Sujet d‟étude pour les quatre années à venir : l‟éducation. Premier Conseil de la Section des Jeunes. Le Bureau International du Travail (BIT) agrée la nomination d‟une déléguée à la Commission sur l‟étude des problèmes relatifs aux femmes.

1932

Semaine d‟étude à Lucerne pour préparer le Conseil International de 1934. Ces semaines d‟étude ont pour but de faire le point sur le travail des Commissions d‟étude qui, cette année là, portent sur : Foi, Famille, Education, Travail de la femme, Moralité, Hygiène, Femmes dans la vie publique. Pour la Section des Jeunes : Sport et Santé. La même année, Mme Steenberghe-Engheringh, Présidente de l‟Union, est la seule représentante catholique à prendre la parole lors de la Conférence sur le désarmement à Genève.

1934

Neuvième Conseil International à Rome : « Pénétration des principes chrétiens d‟éducation dans la famille et dans la société ». Les Commissions continuent mais s‟y ajoutent des sujets nouveaux : Formation des catéchistes - Handicapées. On note la présence de 512 participants, difficiles à mettre au féminin car il y a de nombreux prêtres ! Ces personnes représentent 46 organisations d‟adultes et 13 de jeunes filles. Il y a à peu près le même nombre de déléguées jeunes que d‟adultes.

1936

Conseil des Jeunes de l‟UILFC à Paris pour préparer le Congrès International d‟Etude de Bruxelles (Belgique) prévu à Pâques 1937.

1937

Journées d‟étude à Bruxelles : « La femme catholique dans le monde contemporain » (principes d‟un féminisme social catholique). La journée des jeunes regroupe 227 jeunes pour réfléchir sur : « La jeunesse féminine dans le monde actuel ».

1939

Dixième Conseil International à Rome : « La femme catholique et la Restauration chrétienne dans la société contemporaine ». Journée des jeunes : « L‟apostolat de conquête ». L‟Union compte 55 organisations affiliées dans 32 pays et regroupent environ 25 millions de femmes. Ces pays sont essentiellement situés en Europe, Amérique latine, Amérique du Nord, plus deux pays d‟Asie et l‟Australie.

LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE

1940-1945

Le 14 mai 1940, Madame Steenbergher Engeringh détruit les archives qui se trouvent aux Pays-Bas « pour empêcher les envahisseurs de s‟en emparer et de se servir d‟elles pour retrouver les personnes qui avaient collaboré avec nous (l‟Union).» (Cahiers, février 1946). Elle est elle même chassée de sa propre maison.

Juin 1940 : Perquisition de la police allemande au siège de l‟UILFC, aux Pays-Bas. Le Dr. J.H.E.J Hoogveld, aumônier de l‟UILFC depuis 1930, est interrogé par la Gestapo et meurt des suites des mauvais traitements subis.

Pendant cette période le travail s‟est poursuivi localement dans certains pays, suivant les possibilités.

L’APRES GUERRE

1945

Reprise des contacts pour la remise en route du travail international.

Les Nations-Unies créent la Commission de la Condition de la Femme en 1946, avant d‟adopter la Déclaration Universelle des Droits de l‟Homme, le 10 décembre 1948.

1947

Onzième Congrès International à Rome, précédé d‟une semaine d‟étude : « L‟apport de la femme chrétienne à la communauté humaine ».

Pour pouvoir obtenir le statut consultatif à l‟UNESCO, la Section des Jeunes de l‟Union se détache et forme désormais la Fédération Mondiale des Jeunesses Féminines Catholiques (FMJFC). Elle garde néammoins des liens étroits avec l‟UILFC et sa Présidente participe aux réunions du Bureau.

L‟UILFC obtient le statut consultatif à l‟ECOSOC. Dans les années suivantes, elle l‟obtiendra dans d‟autres instances des Nations-Unies. Même si entre les deux guerres l‟UILFC s‟est faite entendre à la SDN, désormais les représentantes de l‟UILFC, puis de l‟UMOFC, vont de façon continue faire entendre la voix des femmes catholiques au sein des organismes internationaux, à New-York, Genève, Vienne, Rome, Paris et Strasbourg.

Le domaine de leur engagement va s‟accroître de jour en jour. La Commission sur le Statut de la Femme donnera à l‟UILFC un lieu privilégié pour faire entendre la parole des femmes catholiques, rejoignant bien souvent la voix de toutes les femmes du monde. En s‟engageant ainsi dans la vie internationale, les femmes de l‟UILFC se veulent fidèles aux paroles de S.S. Pie XII lors de l‟audience qu‟il leur a accordée:

«…Sous couleur de défendre l‟Eglise contre le risque de se fourvoyer dans la sphère du temporel, un mot d‟ordre lancé il y a quelques dizaines d‟années continue de s‟accréditer : retour au pur spirituel….Le mot d‟ordre doit être tout au rebours : pour la Foi, pour le Christ, dans toute la mesure du possible, présence partout où sont en cause les intérèts vitaux…partout où se forge par l‟éducation l‟âme d‟un peuple… »

1950

Semaine d‟étude à Fribourg (Suisse) pour préparer le Conseil International de l‟année suivante.

1951

Douzième Conseil International à Fribourg (Suisse) : « La vie internationale ».

Une déclaration fait état d‟une situation nouvelle où la femme catholique a un rôle propre à jouer dans une communauté internationale en pleine élaboration. Sa responsabilité est d‟être présente pour «développer et affirmer selon les opportunités les droits et les exigences d‟une conscience internationale catholique devant l‟opinion mondiale».

Préparation de nouveaux Statuts dont le projet est envoyé à la Secrétairerie d'Etat pour information avant sa rédaction définitive qui devra être votée en 1952.

En octobre 1951, Mgr Montini (futur Paul VI) répond personnellement en donnant son avis sur plusieurs points. En particulier il insiste sur l‟importance d‟avoir plus d‟élues au Bureau (Conseil par la suite) et moins de personnes nommées. Il se demande également s‟il ne serait pas préférable de faire élire la présidente par le Conseil tout entier (qui va devenir l‟Assemblée Générale) plutôt que par le Bureau. Sur ce dernier point il n‟est pas suivi et la présidente sera élue par le Bureau, comme proposé dans le projet. Elle ne sera donc plus nommée par le Saint Siège mais élue parmi trois candidates proposées à la Secrétairerie d'Etat par l‟UMOFC.

L’UMOFC :LA MATURITE 1952 – 2000

1952

Treizième Congrès International à Rome : « La Paix du monde et l‟apport de la femme catholique ». Les nouveaux Statuts sont votés par le Conseil et approuvés par le Saint Siège.

L‟Union prend officiellement le nom de Union Mondiale des Organisations Féminines Catholiques (UMOFC). Marie du Rostu (France), déjà Vice-présidente de la section jeune de l‟Union en 1926, est élue Présidente par le Bureau.

L‟UMOFC va regrouper 36 millions de femmes de 166 organisations réparties dans 66 pays des cinq continents. En effet, à partir de 1952 de nombreux pays d‟Afrique, mais aussi d‟Asie et d‟Océanie vont rejoindre l‟UMOFC l‟amenant à son plein épanouissement et à une véritable envergure internationale.

Parmi ces 166 organisations, il faut signaler quelques grandes associations internationales comme l‟Association Internationale des Charités (AIC). D‟autre part, depuis sa fondation, la Présidente de l‟ACISJF participe aux réunions du Bureau avec droit de parole, mais sans droit de vote.

1953

Journées d‟étude au Mont Sainte Odile (France). Axée sur « La personnalité de la femme chrétienne et la vie internationale », Marie du Rostu se réfère à l‟allocution donnée par Pie XII en 1947 qui insistait sur la mission de la femme chrétienne qui devient autant que l‟homme, un facteur nécessaire de civilisation et de progrès.

En novembre, lors d‟une réunion du Conseil et à l‟occasion de l‟année mariale, il est décidé que la Présidente écrira à Mgr Montini pour lui préciser l‟importance que les femmes catholiques attachent à la « Journée de prières de l‟UMOFC» inaugurée de longues années auparavant par Madame Steenberghe-Engeringh et qui est toujours célébrée le 25 mars. « Ce jour là, elles sont heureuses de se savoir unies à leurs soeurs du monde entier et de prier avec elles aux intentions de l‟Église universelle ».

Semaine d‟étude à Gand de la FMJFC avec la Fédération Mondiale Masculine de la Jeunesse Catholique (FMJC).

1954

Journées d‟étude à Fatima : « Vie de foi et vie intérieure, Vie familiale, Vie apostolique sociale et civique ». Les Statuts sont modifiés pour supprimer toute participation officielle de la “Fédération Internationale de la Jeunesse Féminine”. Ils sont de nouveau approuvés par le Saint Siège.

Quelques précisions paraissent importantes à signaler venant des Statuts de 1952 et 1954, surtout par rapport au vocabulaire : l‟UMOFC se compose de membres affiliés et de membres correspondants qui sont des organisations et non pas des individus.

Le Conseil est formé de tous les membres affiliés et se réunit tous les deux ans.

Le Bureau qui est nommé pour 4 ans comprend de 14 à 20 personnes et se réunit au moins deux fois par an. (Ce n‟est qu‟en 1979 que le Conseil devient « Assemblée Générale » et que le Bureau devient « Conseil »). Un Cardinal Protecteur est désigné et un aumônier général est nommé par le Saint-Siège.

1955

Journées d‟étude à Copenhague (Danemark).

Cette même année, « Marie du Rostu, alors Présidente de l‟UMOFC, lance avant même la FAO, une campagne mondiale contre la faim. Ce manifeste historique a été le point de départ de nombreux programmes à travers le monde et a enclenché une nouvelle sensibilité dans le monde catholique ».(Mgr Delaporte, évêque de Cambrai, France).

Pax Christi et le Secours Catholique s‟y associent, s‟appuyant sur le discours de Pie XII pour le XIème anniversaire de la FAO. Ce projet va murir à Rio (Brésil), à l’occasion du Congrès Eucharistique lors d’une rencontre avec Mgr Lalain (Chili) et Mgr Helder Camara (Brésil). Par la suite, probablement en 1961, se met définitivement en place la « Campagne contre la Faim » au cours d‟une réunion à la FAO où l‟UMOFC et Pax Christi ont un rôle moteur, amenant ainsi la mobilisation des Organisations Internationales Catholiques (OIC).

1957

Quatorzième Conseil International à Rome : « Mission de la femme catholique et monde moderne ».

Trois thèmes de travail : La femme catholique au travail dans le monde, Formation de la personnalité de la femme adulte, La faim dans le monde.

Élargissement du Bureau.

La semaine précédente a eu lieu, à Rome également, le Congrès mondial de la FMJFC : «La vie intèrieure dans un monde technifié ».

1959

Journées d‟étude à Paris : «Présence au Christ, Présence au monde ».

1961: CELEBRATION DU CINQUANTENAIRE DE l’UMOFC

Le Conseil International a lieu à Rome (du 29 avril au 5 mai), à la veille de l‟ouverture du Concile OEcuménique et a pour thème : « La femme catholique agent d‟unité dans le Christ et son Eglise ». Quatre points principaux :

 - les trois vocations féminines (Spirituelle, Humaine, Sociale);

 - le monde technique en marche vers l‟unité;

 - la femme catholique, agent d‟unité;

 - responsabilité de la conscience chrétienne devant la faim dans le monde.

Pilar Bellosillo (Espagne) est élue Présidente et Marie du Rostu redevient Vice-présidente.

Pour la préparation du Concile Vatican II, l‟UMOFC envoie des voeux et propositions :

« L‟UMOFC se permet de présenter très respectueusement quelques désirs, formulés à la requête et avec la collaboration des femmes catholiques de divers continents, afin que les exigences de formation chrétienne intégrale de la femme et ses possibilités de bien dans l‟Église puissent être de plus en plus approfondies et adaptées aux réalités du temps présent….. Elle se demande, au cas où des laïcs seraient admis à prendre part aux travaux préparatoires des commissions, s‟il n‟y aurait pas la possibilité d‟envisager d‟y accepter aussi la participation des femmes, dans le respect loyal de leurs compétences ».

1962

Pilar Bellosillo fait partie de la délégation choisie pour assister à l‟ouverture solennelle du Concile, et pour être auditrice, en tant que Présidente de l‟UMOFC, organisation regroupant environ 36 millions de femmes du monde entier.

1963

Proposition d‟un statut « ad experimentum » de Commissions Régionales de l‟UMOFC.

Cinq Commissions sur des problèmes généraux dites Commissions externes:

Église du Silence, Éducation des adultes, Condition de la femme, Travail des femmes, Famille-Enfance. Trois Commissions internes : Finances, Affiliations, Bulletins.

1964-1965

Pilar Bellosillo est associée au travail du Concile lors de la session de révision du schéma 13 (préparation de Gaudium et Spes) ainsi qu‟au sein de la Commission “Mariage et Famille”. En parlant des laïcs hommes et femmes associés au travail de ces commissions, Paul VI les a appelés des “Experts en Vie”. Vingt ans plus tard, Pilar témoignera :

« Ma grande conviction se dessine progressivement : être au service des autres, au service de leur réalisation en tant que personnes et chrétiennes. Être au service du dessein de Dieu dans le monde. Se charger, dans l‟histoire, de la cause de Dieu ».

Les responsables de l‟UMOFC s‟interrogent :

« L‟organisation, par elle-même actuellement, n‟attire pas si elle n‟éveille pas à la vie, aux problèmes réels. On peut se demander pourquoi aujourd‟hui la majorité des jeunes femmes ne viennent pas spontanément aux organisations. Par ailleurs, on a pu constater qu‟elles y viennent quand leurs organisations rencontrent leurs problèmes de vie ».

Rencontre OEcuménique de femmes à Rome avec Pilar Bellosillo.

Forte implication de l‟UMOFC dans des Conférences Internationales sur la condition de la femme (Iran et Uruguay), sur la population et au Conseil de l‟Europe sur le travail de la femme.

1966

Journées d‟étude et Assemblée Statutaire, à Paris. Pourparlers avec l‟Association Mondiale des Anciennes Elèves du Sacré-Coeur (AMASC). La Présidente de l‟Union des Supérieures Majeures est invitée aux journées d‟étude.

1967

Conseil International, à Rome : « Dans un monde nouveau, la femme, co-artisane d‟une humanité nouvelle ». Ce Conseil est suivi du Congrès Mondial de l‟Apostolat des laïcs qui se tient également à Rome.

Lancement de la campagne pour les droits humains. Création du groupe « Femme et Église ». Dans le numéro du Newsletter à l‟occasion du 75e anniversaire (1985) Pilar Bellosillo écrit :

« En ce qui concerne l‟Église, d‟après l‟enquête sur la liberté de la femme dans l‟Église, la moitié du Peuple de Dieu apparaissait comme passif et gérée par l‟autre moitié. L‟UMOFC prit la décision d‟être honnêtement et de l‟intérieur même de l‟Église, une conscience critique. C‟est là que fût créé le groupe Femme et Église ».

Grâce au Concile, ouverture à la dimension oecuménique. Une Conférence Internationale OEcuménique Féminine a lieu à Taizé (France) en juin. Elle est organisée par la Conférence des OIC (COIC) et par le département de Coopération entre hommes et femmes du Conseil OEcuménique des Églises avec la Collaboration de l‟Alliance Universelle des Unions Chrétiennes Féminines. Pilar Bellosillo conclut ainsi : « Nous continuerons dans l‟avenir à souffrir ensemble de la même souffrance, à prier ensemble de la même prière, à espérer ensemble de la même espérance ».

1968

A la suite de la rencontre de Taizé, création d‟une Commission de l‟UMOFC sur l‟oecuménisme. De nombreuses organisations membres de l‟UMOFC sont engagées dans la « Journée Mondiale de Prière des Femmes » fondée par les protestantes en 1887 pour une prière oecuménique mondiale la première semaine de mars. L‟UMOFC maintient donc deux journées distinctes la journée de l‟UMOFC créée en 1952 et la journée mondiale de prière et ceci pour deux raisons : d‟une part, renforcer l‟identité des femmes catholiques et l‟esprit de solidarité lié à la journée de l‟UMOFC (quêtes ce jour là), d‟autre part, être solidaire des femmes des autres confessions. Néanmoins pour que les deux dates ne soient pas trop proches, la journée de l‟UMOFC sera reportée d‟abord en mai à l‟A.G. de Torhout (Belgique), puis au libre choix de chaque organisation à l‟A.G. de Guadalajara (Mexique). A partir de 1969, la préparation de la journée de l‟UMOFC est confiée à un pays différent chaque année.

Pilar Bellosillo est officiellement déléguée par le Saint Siège pour représenter l‟Eglise Catholique dans un groupe oecuménique de femmes reconnu par le Saint Siège et le Conseil Mondial des Églises.

Cette même année, avec la naissance de l‟A.C. spécialisée, les deux OICJ masculine et féminine doivent repenser leurs objectifs et se jumellent au Congrès de Berlin pour donner naissance à la FMJC. Cette nouvelle organisation sera dissoute en 1981 lors de leur Assemblée Générale de Nairobi, vu son peu d‟impact.

1969

A la suite d‟un questionnaire envoyé aux organisations affiliées, on peut lire :

« l‟enquête n‟amènera pas de changement radical de l‟orientation de l‟UMOFC, on peut dire qu‟elle confirmera les buts poursuivis, c‟est à dire : être au service de la femme chrétienne et de toutes les femmes du monde, pour leur éducation et leur formation. En un mot réaliser la promotion de la femme dans tous les domaines ».

L‟Assemblée de la COIC de Fribourg a lieu à cette date. Pilar Bellosillo et Marie du Rostu y jouent un rôle moteur pour sauvegarder la légitime autonomie de cette organisation de laïcs catholiques vis à vis de deux nouveaux organes créés en 1967 après le Concile, le Conseil des Laïcs (devenu en 1976 « Conseil Pontifical pour les laïcs ») et la Commission Justice et Paix.

1970

Conseil International, à Torhout (Belgique) « L‟éducation de la femme ». Objectifs de l‟UMOFC : Promotion de la femme; Participation pour une société plus juste et pour une participation majeure dans l‟Église. Pour cela, programme mondial d‟éducation sur 4 ans, ouverture à un travail avec d‟autres et intensification du travail régional. A cette date, on compte 17 organisations en Afrique, 13 en Amérique du Nord, 29 en Amérique Latine, 13 en Asie-Pacifique, 54 en Europe et 4 internationales. C‟est également le début des conférences régionales.

1971

Pilar Bellosillo est l’une des quatre femmes, dont deux religieuses, invitées par le Saint Siège au Synode des Évêques.

1974

Conseil International, à Dar es-Salaam (Tanzanie) : « L’UMOFC, agent de changement pour une société plus juste ». Évaluation, programme pour 4 ans. Deux options : 1) A propos de la femme (oecuménique si possible), amélioration de la vie spirituelle, humaine, sociale. 2) A propos de justice, programme d’éducation à la justice et au développement.

Elisabeth Lovatt-Dolan (Irlande) est élue Présidente.

Environ 150 participantes.

1975

Année Internationale de la Femme.

Première Conférence Mondiale sur les Femmes, à Mexico (Mexique).

Proclamation de la Décennie de la Femme.

1976

Journées d’étude internationales, à Maria Laach (Allemagne). 46 organisations des 5 continents sont présentes pour une étape intermédiaire entre Dar es-Salaam et Bangalore.

1977

Une responsable d’Amérique Latine préfère donner la priorité à la dimension régionale au détriment de l’internationale. Elle entraîne une grande partie des organisations de sa région à faire scission, les privant ainsi de l’appui d’une organisation comme l’UMOFC pour faire entendre leurs voix unies à celles des autres femmes catholiques du monde.

A la suite d’une déclaration de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur l’admission des femmes au sacerdoce ministériel, le Conseil de l’UMOFC rédige une note où il insiste sur leur « désir de maintenir le dialogue sur les magistères sans s’opposer à la hiérarchie ».

1978

Elisabeth Lovatt-Dolan (Irlande) Présidente, fait une intervention, à New York, devant la Commission sur le désarmement de l’ONU.

1979

Assemblée Générale, à Bangalore (Inde) : « Femme, Justice, Évangélisation ».

Elisabeth Lovatt-Dolan est réélue Présidente. Environ 160 participantes.

Présence de Mère Térésa qui prend la parole.

1980

Participation à la 2e Conférence Mondiale sur les Femmes pour célébrer la demi-décennie de la femme, à Copenhague (Danemark).

1983

Assemblée Générale, à Antigonish (Canada) : «Femme : Identité-développement- nouvelles communautés».

Priorités adoptées : Formation spirituelle ; Femmes et Église ; Éducation à la vie familiale ; Participation aux prises de décision ; Justice-droits humains-paix ; Femmes et travail.

Eleanor E. Aitken (Canada) est élue Présidente.

1985

Célébration du 75e anniversaire de l‟UMOFC, à Cologne (Allemagne). Participation à la 3e Conférence Mondiale sur les Femmes à Nairobi (Kenya).

Dans le numéro précédemment cité du Newsletter la Présidente, Eleanor E. Aitken, précise la reconnaissance de plus en plus importante accordée à nos représentantes, particulièrement à deux d‟entre elles : Alba Zizzamia préside la CONGO (Conférence des ONG de l‟ECOSOC) et Solange des Gachons est vice-présidente du Comité de continuité des ONG à l‟UNESCO.

Dans ce même numéro, on peut lire sous la plume de Pilar Bellosillo :

« A ce moment historique, marqué par l‟éveil de la conscience féminine dans le monde, c‟est le commencement de notre libération. Il faut stimuler et aider au déblocage d‟une oppression séculaire. Il faut «libérer» le potentiel de richesse que nous portons. Dans le monde entier, il faut se mettre au service de cette énorme entreprise d‟humanisation. Et pour cela… quelles providentielles possibilités nous donne l‟UMOFC !!...Nous sommes l‟image de Dieu avec l‟homme...Nous avons la même dignité… La maternité doit être prise dans l‟ensemble de notre vocation : nous réaliser pleinement en tant que personne... »

1987

Assemblée Générale, à Roehampton (Angleterre) : « La promotion des femmes, un enrichissement pour tous ». Environ 400 participantes. Priorités retenues : Souci de la dignité de la personne humaine, Formations des réseaux.

Commissions : Famille ; OEcuménisme ; Développement et Coopération ; Droits de la personne humaine ; Commission internationale.

Groupes de travail sur : Bioéthique ; Femmes et Église.

Marie-Thérèse van Heteren-Hogenhuis (Pays-Bas) est élue Présidente.

1991

Assemblée Générale, à Guadalajara (Mexique) : « Femmes dans la vie : Idéal - Réalité - Action». Environ 450 participantes.

Priorités pour l‟UMOFC : le Sida ; la Violence envers les femmes et les enfants y compris la pornographie ; l‟Option préférentielle pour les pauvres ; l‟Environnement.

Marie-Thérèse van Heteren-Hogenhuis est réélue Présidente.

1994

Participation à la Conférence Mondiale sur la Population et le Développement, au Caire (Égypte).

Pour cette occasion, le Conseil de l‟UMOFC a voté une déclaration sur la position de l‟UMOFC vis à vis de la population et du développement dans le monde.

Synode africain des évêques à Rome : trois femmes africaines, membres du Conseil de l‟UMOFC y sont invitées et deux sont conviées à prendre la parole.

1995

Participation au Sommet Mondial du Développement Social, à Copenhague (Danemark).

Participation importante de l‟UMOFC à la Conférence Mondiale sur les Femmes à Beijing (Chine) ainsi qu‟au Forum des ONG qui l‟a précédée à Huairou. Quatre femmes de l‟UMOFC dont 3 membres du Conseil faisaient en outre partie de la délégation officielle de leur pays. Une autre membre du Conseil, du Nigeria, faisait partie de la délégation du Saint Siège.

Le titre de la Conférence était : Égalité, Développement, Paix.

Lors de la réunion du Conseil précédente, des déclarations avaient été préparées sur toutes nos priorités et elles ont été largement distribuées à Beijing.

1996

Assemblée Générale, à Canberra (Australie) : « Femmes, Réconciliation et Espérance ; je fais toutes choses nouvelles (App. 21-5) ». 700 participantes.

Priorités votées : Élimination de la violence contre les femmes ; Santé des femmes ; Femmes dans la prise de décision.

María-Eugenia Díaz de Pfennich (Mexique) est élue Présidente.

2001

En mars 2001, l‟Assemblée Générale de l‟UMOFC a lieu à Rome (Italie) sur le thème « La Mission prophétique des Femmes ». Plus de 750 femmes participant représentant tous les continents. A l‟aube du nouveau millénaire, les femmes de l‟UMOFC ont exprimé un fort message d‟espérance. Les priorités votées: Education, Violence contre la femme et droits humains.

Maria Eugenia Díaz de Pfennich (Mexique) est réélue Présidente Générale.

2006

L‟Assemblée générale a lieu du 31 mai eu 7 juin 2006 à Arlington, Va (Etats-unis). Le thème est Femmes artisanes de Paix: Unis dans la foi et l‟action (Mat 5,9 Heureux les artisans de paix)”) Priorité votée: Construire une Culture de la Paix: avec une attention spéciale à l‟Education et à la diminution de la pauvreté.

Karen M. Hurley (Etats-Unis) est élue Présidente Générale.

Voix de Femmes

Immagine piccola fr

Voix des Organisations: témoignage de l'engagement des membres de l'UMOFC sur le thème: "Femmes de l'UMOFC impatientes d'être à Dakar pour l’Assemblée Générale". 

Lire quelques extraits

Abonnez-vous à notre magazine

Galeries de photos

galerias

Newsletter de I'UMOFC

newsletterVous pouvez ici rester informés des activités de l'UMOFC en lisant le dernier numéro de notre newsletter. 

Abonnez-vous à la Newsletter

Présentation de l'UMOFC

wordcloud FAQ

Suivez-nous sur YouTube

youtube channel